Publié le jeudi 7 août 2008

Le burkini, I drink to that comme dirait Omer

07 08 2008

Le burkini a été créé en Australie pour permettre aux musulmanes de se baigner tout en respectant les diktats de leur religion. Il est la preuve ultime qu’elles ont raison de se cacher. Je pense qu’elles sont obsédées par leur corps et elles se disent que ça doit être pire pour les hommes qui sont tous des cochons. En plus, le porc est interdit par leur religion.  C’est la seule raison logique pour expliquer le port d’un vêtement aussi impropre à la baignade.

Si vous croyez que les musulmans nous ramènent cent ans en arrière, vous avez raison en ce qui concerne la mode nautique. Mais comment fait-on pour nager avec un tel accoutrement? Justement, ce n’est pas fait pour nager. C’est un vêtement pour le bain de pied. Le port du burkini permet à la baigneuse de se mouiller les pieds sans souiller son corps qui doit rester vierge de tout contact, y compris avec de l’eau. Il fallait y penser.

C’est ce qu’a fait une nommée Amélie, un nom fictif donné par La Presse à un jeune québécoise, qui a décidé de porter le burkini au WMCA de Montréal. Je n’ai rien contre le port de ce vêtement si c’est pour se saucer les pieds. Le problème, c’est qu’Amélie est sauveteuse. Sauveteuse comme dans sauver des nageurs de la noyade. Pour le faire avec efficacité il faut un vêtement qui allège le sauveteur, lui donne une grande mobilité, libère ses membres et ne permet pas à la personne en détresse se s’accrocher à lui. Le burkini ne respecte en rien ces caractéristiques. Sauf au WMCA de Montréal qui n’en finit plus de s’enfarger dans les fleurs du tapis volant des accommodements raisonnables. C’est la même institution qui a givré ses vitres pour faire plaisir aux juifs orthodoxes qui fréquentent une synagogue voisine.

Il y un autre truc bizarre dans cette situation absurde qui la rend encore plus dérangeante. L’Amélie en question est une Québécoise d’origine qui s’est convertie à la religion musulmane en septembre dernier.  Il faut en conclure qu’en moins d’un an, elle est devenue plus musulmane qu’Allah! Car ce ne sont pas tous les musulmans qui vivent leur religion de façon orthodoxe, comme tous les juifs ne sont pas des hassidiques. Il y a des femmes d’origine musulmane qui vivent aussi librement que la moyenne des femmes québécoises sans pour autant avoir cessé de croire en dieu. Je suis curieux de connaître le cheminement et la conversion aussi rapide d’Amélie. J’espère qu’elle acceptera de parler aux médias. C’est important de connaître ses motivations pour éviter que d’autres jeunes québécois tombent dans le panneau.

Je n’ai rien contre les religions dans la mesure où elles restent cantonnées dans la sphère privée. Je trouve inacceptable le débordement de l’expression et de l’influence de la religion dans l’espace public qui doit rester neutre et laïque. Les représentations et les symboles les plus extrêmes des religions doivent être d’autant plus rejetés. C’est le cas des vêtements à caractère religieux qui ne doivent pas être tolérés dans des fonctions officielles que l’on soit professeur, infirmière ou sauveteur. Par contre, tout le monde a le droit de se promener habillé comme il le veut dans la vie de tous les jours. Il n’y a qu’un vêtement qui ne devrait pas être accepté, c’est la burka. Dans notre société on a l’obligation de se présenter à visage découvert. C’est plus qu’une valeur commune, c’est à la base même de ce qui fait des nous des êtres humains. Seuls les voleurs, les violeurs et les condamnés à mort portent une cagoule. Alors quand le directeur des élections cherche des moyens pour permettre aux femmes voilées de voter sans monter leur visage, j’ai envie de résilier ma citoyenneté.